La consommation d’alcool, de tabac ou encore de médicaments psychotropes font partie des conduites addictives les plus souvent rencontrées dans le cadre du travail.
Si vous faites face à ce type de situation, vous savez qu’il est généralement très difficile pour les individus touchés d’arrêter et que cette dépendance a souvent un impact négatif, important, sur eux, personnellement et professionnellement, mais également sur l’entourage.
Une chose à retenir : il n’y a pas de profil type. Ce type d’addiction peut toucher tout le monde. C’est pour cela que la prévention sur ces sujets, en entreprise, est nécessaire. Nous souhaitons l’aborder et vous proposer des solutions pour en parler lors de vos journées sécurité.
Quels sont les types de conduites addictives et d’où proviennent-elles ?
Une conduite addictive est un comportement répété qui procure un plaisir pour l’individu mais qui a des conséquences négatives sur celui-ci. Dans le cadre du travail, nous aborderons ici les addictions aux différentes substances : alcool, drogues, tabac…
Il existe plusieurs types de conduites addictives.
Selon une étude, les substances psychoactives qui posent le plus problème chez les salariés sont :
- l’alcool pour 91% des répondants
- le tabac pour 66%
- le cannabis pour 64%
- les médicaments psychotropes pour 43%
95% des femmes et 89% des hommes assurent ne pas consommer d’alcool durant leur temps de travail cependant, certains salariés affirment en prendre pendant le déjeuner au moins une fois par mois, ce qui peut relever d’un comportement addictif si cela persiste et s’intensifie.
Comment apparaissent les pratiques addictives ?
Les facteurs favorisants le plus la consommation sont :
- les risques psychosociaux (stress provenant des hautes exigences sur le travail en question, conflits au sein de l’équipe de travail, syndrome de l’épuisement professionnel…)
- Les contraintes organisationnelles (horaires atypiques, travail isolé, contraintes physiques telles que le port de charges lourdes, séminaires…)
Ce sont des facteurs pouvant accentuer la consommation de ces substances.
Aujourd’hui, les organismes de santé qualifiés se posent la question de savoir si, par exemple, l’organisation d’un pot professionnel ou d’un repas d’affaires avec mise à disposition d’alcool met les travailleurs en danger pour leur santé et leur sécurité.
Quel est le profil susceptible d’adopter ces pratiques addictives et quelles en sont les conséquences ?
Les conduites addictives touchent de nombreux salariés mais certains secteurs sont plus touchés que d’autres.
Aujourd’hui, 20 millions d’actifs sont touchés par ces pratiques sur 29 millions d’actifs au total.
Il existe des secteurs moins touchés par les addictions tels que l’enseignement, l’administration publique, les secteurs scientifiques et techniques ou encore le secteur de la communication. Nous retrouvons majoritairement une addiction au tabac mais moins aux autres substances. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilant.
L’usage des substances addictives est plus important dans les secteurs suivants :
- le secteur de l’hébergement
- le secteur de la restauration
- le secteur des arts et du spectacle
Dans ces secteurs, la consommation est axée sur la prise d’alcools et tabac mais notamment de drogues illicites telles que le cannabis. Ces secteurs sont plus touchés puisque l’accès aux substances concernées est plus facile.
Le tabac est responsable de 75 000 décès en France tandis que l’alcool est, lui, responsable de 41 000 décès en France.
Les conséquences sur la personne concernée par l’addiction ont de réelles répercussions sur la vie de l’entreprise puisque le risque d’accident du travail augmente fortement. En effet, la consommation régulière d’alcool au-delà de 2 à 4 verres par jour multiplie par 2 le risque d’accident du travail grave.
Nous constatons également une augmentation du risque routier puisque conduire sous l’emprise d’alcool multiplie par 17,8 le risque d’être responsable d’un accident de la route mortel. Pour le cannabis, celui-ci est multiplié par 1,65.
Quelles actions de préventions mettre en place ?
Pour prévenir ces conduites addictives avant que celles-ci ne soient trop ancrées chez l’individu, la première étape peut consister à identifier les facteurs professionnels susceptibles de favoriser ces pratiques et ensuite mettre en place des mesures visant à améliorer les conditions de travail des différents salariés. L’employeur peut :
- Encadrer les consommations d’alcools au sein de l’entreprise
- Limiter les quantités d’alcools proposées lors des pots d’entreprise
- Mettre à disposition des boissons sans alcools
- Tenir face à un salarié présentant des troubles du comportement
Les CSAPA (centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie) accueillent gratuitement toutes les personnes souffrant de conduites addictives, même si elles ne sont pas dépendantes. L’entreprise n’est pas seule ! N’hésitez pas à les contacter.
En ce qui concerne la prévention des addictions en entreprise, avec Atyprev, nous vous proposons des journées sécurité avec des ateliers axés sur la consommation d’alcools, drogues et psychotropes !
Vous pouvez retrouver un atelier grandeur nature dans lequel vos collaborateurs réaliserons un parcours avec des lunettes alcool et drogues pour en ressentir les effets visuels. Cet atelier a pour but de sensibiliser vos salariés à la consommation de ces substances et aux risques que cela engendre (risque accident du travail, risque routier, risque de conflits…).
Nous proposons également un jeu sous forme de quiz abordant le sujet de l’alcool au travail et ses risques et pleins d’autres solutions ! Pour en savoir un peu plus, n’hésitez pas à consulter notre article sur le sujet pour organiser votre prochain évènement prévention !
Sources :
Addictions : les 3 clefs de la prévention en entreprise – Actualité – INRS
Consommation de substances psychoactives et milieu professionnel : une hétérogénéité des pratiques en fonction des secteurs (santepubliquefrance.fr)
Risques psychosociaux – Ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion (travail-emploi.gouv.fr)