« Je monte juste deux minutes. »
« Je connais, je fais ça tous les jours. »
« Le harnais est bon, je l’ai utilisé la semaine dernière. »
« Il n’y a pas beaucoup de hauteur. »
Sur un chantier, certaines phrases peuvent sembler anodines. Pourtant, elles traduisent parfois une banalisation du risque de chute de hauteur.
Le travail en hauteur concerne de nombreux métiers : BTP, maintenance, réseaux, industrie, entretien… Et les chutes de hauteur restent la deuxième cause d’accidents du travail mortels après le risque routier.
Alors, quelles sont les erreurs que l’on finit par ne plus voir ? Et surtout, comment sensibiliser les équipes autrement qu’avec une énième présentation sur les risques ?
1. « Je monte juste deux minutes »
C’est probablement l’une des phrases les plus faciles à entendre lorsqu’une intervention paraît rapide.
Pourtant, la durée de l’intervention ne fait pas disparaître le risque de chute.
L’échelle, l’escabeau, l’échafaudage, la toiture ou encore une plateforme peuvent devenir des situations à risque dès lors que les conditions de travail ne sont pas sécurisées.
Les échelles et escabeaux ne doivent d’ailleurs pas être utilisés comme postes de travail, sauf dans les situations prévues par la réglementation.
Le vrai réflexe à avoir n’est donc pas : « Combien de temps ça va me prendre ? », mais plutôt : « Quel est le moyen le plus sûr pour réaliser cette intervention ? »
2. « On a toujours fait comme ça »
C’est justement lorsqu’une situation devient habituelle qu’elle peut être banalisée.
Une intervention réalisée des dizaines de fois sans accident ne signifie pas qu’elle est sans risque.
Le travail en hauteur doit être pensé en amont : équipement adapté, poste de travail, mode opératoire, accès et protections nécessaires. La prévention doit également privilégier les protections collectives lorsqu’elles peuvent être mises en place.
Un garde-corps absent, un échafaudage mal utilisé ou un accès improvisé ne deviennent pas sûrs simplement parce qu’ils font partie des habitudes.
3. Porter un harnais sans vraiment le vérifier
Le harnais est un équipement de protection individuelle. Mais porter un harnais ne suffit pas à garantir la sécurité.
Avant son utilisation, les équipements doivent être adaptés à l’intervention et vérifiés. Les points d’ancrage et les dispositifs utilisés doivent également être adaptés à la situation.
Et c’est là qu’un autre réflexe peut s’installer : « Il était bon la dernière fois, donc il doit toujours l’être. »
Sangle, couture, boucles, éléments métalliques, longe… Une vérification visuelle sérieuse permet de repérer d’éventuelles anomalies avant l’utilisation.
Pour revoir l’utilisation et la vérification du harnais avec vos collaborateurs, optez pour notre atelier grandeur nature “Safe en hauteur”, qui saura sensibiliser de façon ludique et dynamique !

4. Utiliser le bon équipement mais pas de la bonne manière
Avoir le bon matériel ne suffit pas non plus.
- Un échafaudage peut être mal stabilisé.
- Une nacelle peut être utilisée avec un accès mal sécurisé.
- Un harnais peut être porté sans respecter les consignes d’utilisation.
- Un équipement peut être adapté à la situation mais mal installé.
La prévention du risque de chute repose donc aussi sur la formation et les compétences des personnes qui utilisent ces équipements.
C’est tout l’intérêt de faire travailler les équipes sur des situations concrètes : les erreurs deviennent beaucoup plus faciles à identifier lorsqu’on doit soi-même prendre une décision.
5. Oublier ce qui se trouve sous ses pieds et autour de soi
Travailler en hauteur ne signifie pas uniquement « ne pas tomber », il faut également prendre en compte l’environnement : ouvertures, trémies, toitures fragiles, obstacles, équipements, zones de circulation ou encore objets susceptibles de tomber.
Une situation de travail en hauteur doit donc être analysée dans son ensemble, et pas uniquement à travers la hauteur à laquelle se trouve l’opérateur.
Comment sensibiliser au risque de chutes de hauteur ?
Un rappel de consignes peut être utile, mais une situation vécue et discutée en équipe laisse souvent une trace bien différente.
« La Haut’heure » : un escape game pour parler du travail en hauteur
Avec notre escape game La Haut’heure, les participants découvrent le risque de chute de hauteur à travers une expérience ludique et collaborative.
Ils doivent résoudre différentes énigmes, observer les situations et mobiliser leurs connaissances pour progresser dans le jeu.
L’objectif n’est pas simplement de leur demander de réciter des règles de sécurité, il s’agit de les amener à repérer les situations dangereuses, questionner leurs habitudes et adopter les bons réflexes face au risque de chute de hauteur.

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Des questions de rapidité, des actions, des challenges et encore beaucoup d’autres épreuves pour mettre au défi vos équipes et prévenir du risque de chute de hauteur.
Travail en hauteur : les bons réflexes à retenir
Avant une intervention, quelques questions doivent devenir automatiques :
- Le risque de chute a-t-il été identifié ?
- Peut-on supprimer ou limiter le travail en hauteur ?
- Quelle protection collective peut être mise en place ?
- L’équipement utilisé est-il adapté ?
- Est-il correctement installé et utilisé ?
- Mon harnais et mes autres EPI sont-ils en bon état ?
- Les points d’ancrage sont-ils adaptés ?
- Les conditions d’intervention permettent-elles de travailler en sécurité ?
Alors, allez-vous en faire votre prochaine thématique pour votre journée sécurité ? N’hésitez pas à nous contacter si c’est le cas !