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Les presqu’accidents : votre meilleure source d’information sécurité

Une chute évitée de justesse, une collision qui n’a finalement pas eu lieu, un outil qui se décroche sans blesser personne… Chaque année, des milliers d’accidents du travail surviennent alors que des signaux d’alerte ont déjà été observés. Ces événements passent souvent inaperçus parce qu’ils n’ont eu aucune conséquence. Pourtant, c’est une vraie mine d’informations pour les entreprises.

Les presqu’accidents permettent d’identifier des risques avant qu’ils ne provoquent un accident réel. Encore faut-il savoir les repérer, les analyser et encourager leur remontée.

Qu’est-ce qu’un presqu’accident ?

Un presqu’accident est un événement non-souhaité qui aurait pu entraîner des dommages humains, matériels ou environnementaux, mais qui n’a finalement eu aucune conséquence grâce à une circonstance favorable ou à un simple hasard. Concrètement, il s’agit d’une situation où l’accident a été évité de peu.

À ne pas confondre avec la situation dangereuse : C’est un état de fait, un danger potentiel permanent (par exemple, une flaque d’huile au sol).

Le presqu’accident : C’est un événement, une action qui se produit (par exemple, un salarié qui glisse sur cette flaque mais réussit à se rattraper au dernier moment).

Quelques exemples de presqu’accidents du quotidien :

  • Une charge suspendue tombe au sol sans toucher personne 
  • Un engin de manutention manque de percuter un piéton 
  • Un produit chimique se renverse sans exposer les opérateurs

Dans chacun de ces cas, il n’y a pas eu de blessé. Pourtant, les conditions étaient réunies pour qu’un accident survienne.

Le presqu’accident ne doit pas être considéré comme un événement anodin, mais comme une opportunité d’apprendre et d’agir avant qu’un accident plus grave ne se produise.

presqu'accident engin/piéton

Pourquoi les presqu’accidents sont-ils si importants en prévention ?

Les entreprises concentrent souvent leur attention sur les accidents déclarés. Pourtant, ces derniers ne représentent que la partie visible de l’iceberg.

Ce phénomène est visualisé par la Pyramide de Bird. Les études statistiques démontrent que : 

Pour 1 accident mortel ou grave, nous comptons en moyenne 30 accidents légers et pas moins de 600 presqu’accidents et signaux faibles

En agissant à la base de la pyramide, sur ces 600 événements sans gravité apparente, vous pouvez identifier les causes profondes du risque et mettre en place des actions correctives avant qu’il ne soit trop tard.

Les presqu’accidents permettent notamment de :

  • Détecter les dangers existants : Ils mettent en évidence des dysfonctionnements qui passent parfois inaperçus au quotidien (défaut d’organisation, procédure inadaptée, environnement de travail dégradé, problème de communication).
  • Agir avant l’accident : Contrairement à un accident du travail, le presqu’accident offre la possibilité de corriger une situation sans avoir eu à subir ses conséquences humaines, psychologiques ou financières. Chaque presqu’accident représente ainsi une occasion d’amélioration à moindre coût.
  • Renforcer la culture prévention : lorsque les salariés sont encouragés à signaler ces événements, ils deviennent des acteurs de la prévention. Cette démarche favorise la vigilance partagée et contribue à développer une culture sécurité plus mature dans votre entreprise.

Pourquoi les remontées de presqu’accidents sont encore trop faibles ?

Malgré leur intérêt, les presqu’accidents restent largement sous-déclarés dans de nombreuses organisations pour plusieurs raisons :

  • « Puisqu’il ne s’est rien passé, ce n’est pas grave » : c’est sans doute l’idée reçue la plus répandue. Lorsqu’aucun dommage n’est constaté, l’événement est souvent rapidement oublié.
  • La peur d’être jugé ou blâmé : certains salariés hésitent à signaler une situation par peur d’être considérés comme responsables ou de faire l’objet de remarques de la part de leur hiérarchie.
  • Un manque de temps ou des procédures trop complexes : lorsque le signalement nécessite de remplir un formulaire papier interminable ou de suivre une procédure lourde, les collaborateurs abandonnent l’idée.
  • L’absence de retour après les signalements : rien n’est plus démotivant que de prendre le temps de remonter une situation sans jamais savoir ce qu’il en est advenu. Si les salariés ont l’impression que leurs signalements n’aboutissent nulle part, ils finissent par ne plus communiquer.

Comment encourager la remontée des presqu’accidents ?

Pour exploiter pleinement le potentiel de ces signaux faibles, les entreprises doivent créer un environnement favorable à leur déclaration.

  1. Simplifier le signalement : La remontée d’information doit être rapide et accessible à tous sur le terrain. Un formulaire simplifié en 3 lignes, une application dédiée ou même un QR code à scanner directement sur zone peuvent augmenter significativement le nombre de signalements.
  2. Adopter une approche non culpabilisante : L’objectif n’est pas de rechercher un coupable, mais de comprendre les mécanismes organisationnels et techniques ayant conduit à la situation.
  3. Valoriser les remontées terrain : Signaler un danger est un comportement positif qui protège les équipes. Les salariés doivent être félicités et reconnus comme des préventeurs lorsqu’ils partagent ces informations.
  4. Communiquer sur les actions mises en place : Les collaborateurs doivent voir le résultat concret de leur démarche. Informer régulièrement les équipes des corrections apportées (ex: réparation d’une machine, modification d’un aménagement) à la suite d’un signalement renforce leur engagement.
  5. Sensibiliser régulièrement les équipes : Les quarts d’heure sécurité, les ateliers participatifs ou les animations ludo-pédagogiques sont des occasions de rappeler l’importance des presqu’accidents et d’échanger sur les situations vécues.

Le jeu permet de remonter des informations plus facilement, sans tabous, via un partage. Pourquoi passer par le Prev’quiz “Vigilance partagée”, par exemple ? Il permet de dédramatiser en plaçant les équipes dans un contexte ludique, de déclencher des discussions spontanées, d’apprendre à repérer les signaux faibles et de valoriser la culture positive de la sécurité.

N’hésitez pas à nous contacter pour aborder ces sujets via les solutions ludiques Atyprev lors de votre prochain moment prévention !

Et vous, au sein de vos équipes, quel est le dernier événement évité de justesse qui aurait mérité d’être partagé pour protéger les autres ?

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